1028 joueurs et joueuses ont participé à cette 24e édition. C’est le nouveau record à battre de Capechecs. Quelles sont les recettes du succès ?
Bob Textoris, président de Capechecs : «Au départ, on ne peut pas imaginer la trajectoire qui va être prise par un tel tournoi. Nous nous sommes quand même rendu compte très vite que la formule était cohérente. C’est d’ailleurs toujours la même avec des joueurs et joueuses de l’élite réunis avec des amateurs, qui jouent des opens de différents niveaux. C’est un peu notre ADN avec bien sûr, des joueurs de légende comme Anatoly Karpov qui a disputé toutes les éditions de 1994 à 2021. Au fil du temps, nous avons amélioré cette formule en ajoutant notamment un tournoi de Rapides ou encore le Fil Rouge qui est ouvert aux non licenciés. Plus récemment, nous avons lancé Capexpress, dont la phase finale se dispute dans la salle Molière. Ce tournoi de blitz est venu un peu remplacer le Trophée, qui est absent depuis 2023.
Un renouvellement permanent
Nous nous sommes interrogés pour trouver sans cesse de nouvelles idées et orientations, dont certaines ont été très marquantes. En 2012, il y avait eu la parité hommes et femmes du Trophée. Nous étions pionniers dans ce domaine. En 2026, nous avons lancé le Cap 50 pour répondre à une demande des joueurs et joueuses de plus de 50 ans. Capechecs accompagne l’évolution des échecs. Aujourd’hui, il y a de plus en plus de jeunes dans les tournois. Cette année, l’âge médian est de 23 ans. Les plus anciens avaient un peu envie de se retrouver entre eux. Nous avons également organisé les Rencontres Méditerranéennes avec des salariés des énergies d’Italie, de Roumanie et de France. Malheureusement, nos amis tunisiens n’ont pas pu nous rejoindre pour des questions de visas. Cette compétition nous ramène un peu au point de départ de l’histoire, puisqu’elle est réservée aux énergéticiens. L’an prochain, on espère que d’autres pays pourront être représentés.
Une vitrine et une radiographie des échecs
Nous avons toujours été à la pointe, voire précurseurs, dans la façon d’organiser les compétitions. Aujourd’hui, on joue beaucoup en rapides en tournois et sur internet. Nous avions été un peu les pionniers en organisant la coupe du Monde en 1998 et le premier championnat du Monde officiel FIDE à cette cadence en 2003. Nous avons développé ce format lisible pour les spectateurs avec des poules qualificatives suivies d’une phase ko. Aujourd’hui, il s’est généralisé. Nous voulions que le Trophée soit aussi un spectacle. Nous avions créé une scénographie dans la salle Molière qui était novatrice. Je pense qu’elle est restée propre à Capechecs avec la musique, les éclairages, la présentation des joueurs et leur entrée en scène. Nous avons maintenu ce rituel au fil du temps. C’est une marque de fabrique indélébile.»

