Tous les tournois ont été lancés. Les salles sont bondées et on joue à toutes les cadences, y compris en blitz.
La phase qualificative de Capexpress a réuni 232 joueurs et joueuses de tous niveaux. Il y avait 32 places qualificatives pour continuer l’aventure du tournoi de blitz. Les Cavaliers voltigeaient. Les derniers coups se jouaient l’œil rivé à la pendule. Il y eut de sublimes combinaisons éphémères, qui n’ont pas été gravées pour l’éternité, et tant de coups ratés ou joués en panique totale, en hyper zeitnot. A l’arrivée, les 32 premiers ont été répartis en quatre poules de 8. Cette fois, les combats auront lieu en soirée dans la mythique sale Molière. Le vainqueur de chaque poule rejoindra les 12 invités de Capechecs pour disputer la super finale, samedi après-midi.
Les 50 et plus au Palais des Congrès
Certains s’interrogeaient pour savoir comment ils allaient vivre ce nouveau tournoi qui leur est réservé. Aucun risque de se prendre la préparation ciselée d’un ado surmotivé. Certains étaient un peu dubitatifs lorsqu’ils ont appris que la salle de jeu est située au Palais des Congrès. C’est à deux pas, mais elle est hors du centre de la CCAS. Tous les doutes ont été balayés. Elle est spacieuse, moderne. On peut faire la navette en petit train touristique ou s’y rendre à pied. Rien de mieux qu’une petite balade après le déjeuner pour s’alléger l’estomac et optimiser son jeu. Il n’y a pas que la psychologie qui compte. La condition physique est un facteur clé si l’on veut réussir à tenir le rythme de neuf parties classiques, dont une journée à double ronde. Idem au retour. Rien de telle qu’une petite marche pour se vider l’esprit, aussi bien après une victoire qu’une défaite. Le cerveau s’apaise, les neurones refroidissent. Les 50 et plus relativisent leurs coups douteux ou revivent leurs coups magnifiques. Ils se régénèrent avant de se replonger dans le brouhaha échiquéen de l’espace rencontres.
Le n°1 des influenceurs dans l’arène
Julien Song a ouvert le bal en donnant une simultanée événementielle sur la plage. Face à lui, 15 adversaires. Le MI parisien est le n°1 des influenceurs francophones. Sur la toile, il est sans rival avec 2,5 millions d’abonnés en cumulé sur ses chaînes et 150 millions de vues par mois.
Même les crabes se sont approchés des tables pour voir la star en action. Les poissons ébahis venaient jeter un œil curieux sur la rive : «Whaou, c’est Julien Song, la classe !» Ce n’était que le hors d’œuvre. Le combat véritablement sérieux s’est déroulé en soirée dans la salle Molière.
Un match-défi l’opposait à Mitra Hejazipour, championne de France classique en 2023 et de blitz en 2026. Ce duel homme-femme a renoué avec la tradition historique de parité de Capechecs.

