C’est ici et nulle part ailleurs que les plus grandes stars de notre sport ont pris l’habitude de venir se rencontrer, tous les deux ans.
La France compte plus de 2000 tournois d’échecs homologués, un paysage riche dans lequel se distinguent 3 événements d’envergure internationale : Capelle la Grande, le Circuit corse, et bien évidemment ces rencontres internationales du Cap d’Agde. Dans ce trio prestigieux, le rendez-vous que nous vivons aujourd’hui a une place à part : c’est ici et nulle part ailleurs que les plus grandes stars de notre sport ont pris l’habitude de venir se rencontrer, tous les deux ans.
C’est dire l’importance de cet événement, qui montre la voie au développement de notre discipline en France. C’est un objectif majeur de la FFE : inciter de plus en plus d’organisateurs privés à organiser des rencontres de très haut niveau.
C’est dans cette optique que la FFE est candidate pour organiser la finale du Championnat du Monde 2010. Date symbole, 20 ans après un affrontement qui reste encore dans toutes les mémoires, la rencontre à Lyon entre Garry Kasparov et Anatoli Karpov, dont Bachar Kouatly était l’organisateur. Une rencontre légendaire entre deux joueurs d’exception, dont l’impact médiatique a permis à notre fédération d’augmenter considérablement son nombre de licenciés.
Je reviens d’ailleurs de Corse où Garry Kasparov était l’invité d’honneur, j’arrive au Cap pour retrouver ici un Anatoli Karpov en pleine forme. Un clin d’œil de l’histoire...
Si les rencontres internationales du Cap d’Agde ont une place à part dans le paysage échiquéen français, c’est aussi pour une autre raison. Tous ceux qui ont vécu ces rencontres le savent : le Cap, on ne s’y rencontre pas uniquement sur 64 cases. C’est aussi un événement où l’on vient en famille, et que l’on vit à son rythme ; où il y a du très beau jeu, mais aussi une vie en dehors des échecs : des animations, des excursions, un joyeux mélange entre néophytes et stars mondiales. C’est aussi l’occasion de mesurer la progression des échecs français, quand on voit avec quelle facilité notre numéro 1 français, le tout jeune Maxime Vachier-Lagrave parvient à se qualifier pour les quarts de finale dans un contexte aussi relevé.
Plus qu’un tournoi, c’est une fête des échecs. C’est ça qui est magique. Merci particulièrement à Pascal Lazarre, Christophe Gaston et Bob Textoris de continuer ainsi de nous faire rêver les yeux ouverts.
Jean-Claude Moingt
Président de la FFE