Tête de série n°1, Bauer (2583) a franchi l’écueil Guillaume Lamard (2001). C’était logique, même si Guillaume est l’une des graines de stars du Top 16 jeunes avec son club de Cannes, champion de France 2008. Le Xiang Qi pour tous...
C’est la variante chinoise des échecs, très longtemps méconnue en Europe. C’est le jeu Roi en Chine et dans bien des pays d’Asie. Dany vous les enseigne chaque matin dans le grand hall d’entrée du centre : « J’ai appris au Viet Nam, où ce jeu est très populaire. Les gens se rassemblent autour des tables dans la rue, devant chez eux. Les règles diffèrent. Il y a le chariot, l’éléphant, le conseiller, le canon et le général qui ne quitte jamais sa forteresse ! On trouve également une 65e case. Elle scinde en deux la table et symbolise une rivière à franchir pour engager le combat. Mais l’esprit est le même. C’est plus tactique que nos échecs. Les coups sont plus directs. On peut mater très vite ou avec très peu de matériel. L’initiation est très positive. Les joueurs d’échecs s’y adaptent rapidement. Ceux qui essaient « kiffent grave » la variante chinoise ! » Au fait, Dany fête ses 40 ans aujourd’hui... Joyeux anniversaire Mister Xiang Qi !!
Coucou, c’est nous !
C’est fou comme on en croise des gens formidables dans ces allées du Cap. Des gens simples, tranquilles qui ont placé le bonheur de leur petite famille au cœur de toutes leurs préoccupations. C’est fou d’ailleurs comme les mœurs évoluent : avant parler de petite vie de famille, c’était « super réac’ ». Aujourd’hui, c’est comme qui dirait l’aventure ultime : On est tous des Indiana Jones... Chacun cherche son graal ! Au juste, c’est comme la manière de présenter les infos. Option 1 type « échecs anxiogènes » du type journal TV : C’est la crise, J.R. rode, c’est l’hiver précoce, un couple sur deux divorce, Maxime s’est fait sortir par Nakamura ! En bref, je vous promets du sang et des larmes... Option 2 « les échecs c’est cool » : le pétrole à la baisse, c’est bientôt Noël, un couple sur deux voit la vie en rose, Nakamura est super fort ! C’est un peu comme cette petite famille relax qui trottinait dans la prairie du Cap. Voir de près ces chevaux sauvages qui blitzent à toute allure, ceux du Trophée. Quel choc ! Il y avait Christian Baus le papa qui jouait aux échecs enfant, Il est de Lyon 39 ans. Céline la maman qui connaissait un peu le jeu. Et les rejetons : Aurélie 9 ans Aymeric 6 ans qui jouent pour le plaisir à la maison, et la petite dernière Annaelle 2 ans. Côté travail, Christian est professeur d’EPS. C’est monsieur Sport. Son truc, c’est le tennis ! Il jouait le tournoi du Cap au club Pierre Barthes, juste à côté du centre. Venus en voisin, les Baus ! Et l’ambiance ? « C’est très sympa ici. On est venu pour découvrir. Les enfants ont vu des joueurs faire des blitz, c’est très impressionnant ! » Et selon toi, c’est un sport ? « Oui, clairement ! Ce qui m’a impressionné le plus, c’est le degré de concentration, c’est-à-dire leur compétence technique et physique. Il faut forcément qu’ils soient très affûtés physiquement pour jouer à ce niveau tous les jours ! »
Open de l’Avenir : Quand minuit sonne...
Le bon Willy fait des émules. Et une défaite de plus à cause d’une sonnerie intempestive de téléphone portable. Cette fois, c’est le petit Mathieu Carroit (1350) de Lattes qui a gagné un point facile à la 6e ronde. « C’est la première fois que je joue les Rencontres, explique Mathieu, 10 ans. J’avais appris à l’école en CE2. Là, je suis 6e. Ce qui me plait dans la compétition, j’arrive pas à le dire... Si ! C’est la concentration, le silence qui règne... » Immanquable et véridique ! Servi Mathieu : « Quand le téléphone de mon adversaire a sonné, c’était au 6e coup, je ne croyais pas que c’était le sien. Je suis moyennement content, parce que ce n’est pas une manière de gagner. On n’a pas fait de partie... » Et c’est reparti pour un sort de plus : 6e ronde, 6e coup, classe de 6e. Horreur, c’est le fil rouge...
Grand Prix CCAS : Le Pont du Diable ???
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Ce parfum étrange, vous le sentez ? C’est le fil rouge de ces Rencontres. Sortilèges et troubles visions des choses. On se croirait dans du Hitchcock. L’atmosphère est de plus en plus pesante. La peur rode. Prenez le Grand Prix : les trois leaders après six rondes Palac, Bauer et Cornette viennent d’annuler leurs deux dernières parties. A quoi bon analyser ? On les comprend. Car quand on voit le nom de la salle d’analyse, tout s’éclaire : « Salle Pont du Diable ». On aurait l’appeler « Pont d’Arcole » comme Bonaparte qui aimait les échecs, et dont les descendants iliens sont les n°1 de la pratique en France. On parle bien sûr de la Corse, comme a pu le constater Kasparov ! On aurait pu également la baptiser « Pont de Lucena ». C’est une méthode ancestrale pour conjurer ce sort : Comment réussir à promouvoir son pion quand il n’y a plus qu’une Tour des deux côtés et les Rois sur la table, au lieu d’annuler maladroitement !? Mais non... Et la légende fait froid dans le dos. Car le Pont du Diable existe bel et bien du côté de Saint-Gulhem le Désert. Il enjambe l’Hérault depuis le début du 11e siècle. On l’appelait « Pont du Gouffre Noir » jusqu’au 14e siècle. Voir le gouffre aux échecs, c’est la défaite ! Alors on comprend mieux ces histoires de sortilèges, d’ignoble J.R. et toutes ces nulles aux premières tables...
Tournoi du Cavalier : En rangs d’oignons...
Juste un léger souci dans ce tournoi qui tourne plein gaz. C’est la rançon du succès. On s’agglutine comme des anchois et ça ne met pas que de l’huile dans les rouages. Certains, les plus distraits, finissent même par appuyer sur la pendule de leur voisin ! Comme Gérard qui s’était trompé trois fois de table en déclenchant celle du joueur assis à sa gauche. Qui n’en demandait pas tant. Le pauvre et le tout en sept coups... C’était il y a deux rondes. Sacré Gérard qui venait de battre un nouveau record du Cap !! Ce qui est amusant, c’est que l’arbitre avait décidé de placer une boîte en carton entre les deux pendules, la sienne, celle de son voisin, histoire de bien les distinguer. Grosse erreur magneto Serge, car c’était une boîte de pendule et Gérard n’y a vu que du feu. Et v’lan il a tapé le carton en plein jeu ! Mais bon, tout se corrige dans la bonne humeur : à la 7e ronde, Gérard n’avait plus que le mur comme voisin à sa gauche... En bout de table. Merci les appariements !
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Rapide du Cap : Bauer sans écueil
RAS comme d’habitude dans ces rapides du Cap et de l’Hérault. Tête de série n°1, Bauer (2583) a franchi l’écueil Guillaume Lamard (2001). C’était logique, même si Guillaume est l’une des graines de stars du Top 16 jeunes avec son club de Cannes, champion de France 2008. Christian est en tête et c’est logique. Son seul rival avec 6 points en six rondes reste Gryshchenko (2405). Mais son dauphin avait tiré un couloir avec moins de remous : victoire contre Rogala (1500). Côté chasseurs, Eric Prié (2491) a recollé à la septième place en pointant encore à un point des leaders. Pas simple avec seulement deux rondes à jouer... Mais suspense garanti. Le fauve est lâché ! En attendant d’y voir clair, cela promettait quelques retrouvailles dans la mêlée du méga tournoi de blitz ! C’était l’habituel rendez-vous à la cadence éclair organisé hier soir sous le grand chapiteau du Cap...