Margaux Lefevre (1970) du Cavalier Bleu de Drancy. C’est la vengeance des Dames ! Margaux a pris les commandes, troublée, et peut-être même choquée par l’élimination prématurée de toutes les étoiles du Trophée, Alexandra, Humpy, Hou, Marie, Kateryna, Almira... Assez d’eau, du soleil !
Hier, le temps était maussade un peu partout. C’est vrai. Mais de là à ce que le ciel se dégage et que ce soit le dessous du chapiteau qui soit arrosé... ! Sacré sort, il s’en passe des choses bizarres au Cap cette année ! Il fallut donc changer un échiquier.... Un peu humide au début, et des gouttes qui continuent de tomber. Injouable ! Ce que fit donc l’arbitre Luc avec diligence replaçant chaque pièce sur sa case. Les pieds au sec sur un nouvel échiquier. Jusque là, tout est assez banal... Inutile d’avoir fait « maths-physique appliquées » pour comprendre que c’est juste une histoire de condensation, de différence de température entre dehors et dedans. L’humidité dans l’air fait le reste. Et c’est là que tout bascule dans nos têtes ! Car l’échiquier en question, c’était celui de Nathalie Assedo... Vous avez bien lu : assez d’eau !! Une joueuse avec un Elo à 1000. On se demande bien qui a pu lui jeter un tel sort...
La belle vitrine du Cap...
C’est quand même plus beau qu’un jeu vidéo en boîte avec ses couleurs fluo et criardes en jaquette. C’est esthétique et ça peut même retracer quelques siècles de l’histoire de l’art... Oh, le gros mot !! C’est vrai qu’on n’est pas enclin à s’enrichir le cerveau avec ce que les télévisions proposent. On dirait même que ça devient un sujet de moquerie, du style : « Ah bon, tu t’intéresses à des trucs pareils, toi !? T’as vraiment du temps à perdre... » Et du matin au soir, on s’enfile « Dallas » à la TV et ses succédanés... C’est vrai aussi qu’on peut préférer la lecture de L’Equipe à celle de Connaissance des Arts. Mais cet amateur du Cap, lui, quand il entend le mot culture, il sort son appareil photo pour immortaliser ça. C’est chouette, ces jeux d’échecs de tous les styles. On en rêverait dans son salon. Celui du bas, c’est celui de l’île de Lewis. Communiqué « Canal Historique » : C’est un total de 78 figurines en ivoire de morse qui furent découvertes en 1831 sur la côte ouest de l’île de Lewis soit au nord de l’Ecosse. On a reconstitué un jeu entier. Clin d’œil cruel de l’histoire : ces figurines avaient été façonnées selon le « modèle islandais », d’où leur côté viking. Quand on sait ce qui s’y passe, côté économie, sur l’île des geysers ! On se dit qu’ils vont pouvoir en méditer un paquet, des échecs, nos amis islandais...
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Grand Prix CCAS : L’île de Lewis
Si vous lisez le Blitz au Cap chaque matin, vous le connaissez déjà. La nuit, il arpente les couloirs du centre. Il file jusqu’à la salle de son tournoi. Là, l’œil rivé sur la feuille des appariements, sa prochaine victime, il la flaire... Le jour, c’est l’horreur ! Sixième ronde du Grand Prix CCAS : encore une victime de « l’Ignoble J.R. ». C’est la terreur qui s’installe chez les pros, celle de la « bulle piégeuse ». Car s’il gagne, cela veut dire qu’il remonte vers le haut du classement... Où s’arrêtera-t-il ? Cette fois, J.-R. a coupé la tête du Roi de Lewis himself !!! Aucun respect pour la tradition. Il faut dire que « Lewis », voir plus haut, c’est le nom des pièces magnifiques dont une copie est exposée dans une vitrine du centre. Quand même ! Carrément iconoclaste. Ce rival vaincu, c’était John Lewis d’Ecouen dans le Val d’Oise. Elo 2113. Un grand-père gallois. Et une analyse post-mortem avec une voix d’outre-tombe : « J’ignorais qu’on le surnommait l’ignoble J.R. Si je l’avais su... ça n’aurait rien changé ! Je crains tout le monde et personne à la fois. Il faut respecter tous ses adversaires. Mais n’avoir peur de personne. » Le flegme, John ! Et il fila à l’Anglaise...
Tournoi du Cavalier : La Reine Margaux
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Margaux Lefevre (1970) |
Table 1 : Margaux Lefevre (1970) du Cavalier Bleu de Drancy. C’est la vengeance des Dames ! Margaux a pris les commandes, troublée, et peut-être même choquée par l’élimination prématurée de toutes les étoiles du Trophée, Alexandra, Humpy, Hou, Marie, Kateryna, Almira... Côté ambiance générale du tournoi, c’est à couteaux tirés ! C’est la sixième ronde et les rencontres sont de plus en plus acharnées. C’est l’habitude. Le coup d’envoi avait été donné à 14 heures. Trois heures plus tard, à peine 10% des feuilles de parties étaient rentrées au bercail. Un commentaire arbitral : « C’est souvent comme ça dans les opens, surtout à ce stade du tournoi. » Décryptage : Plus les rondes avancent, plus les adversaires sont à peu près de force égale. C’est le « Système Suisse » pour les appariements qui tire la pyramide vers le haut. Plus il y a de rondes, plus il y a d’étages. Chaque victoire permet de gravir un échelon. Ou plutôt deux car les nulles comptent aussi : elles valent un demi-point ! L’idée est que les deux meilleurs s’affrontent à la dernière ronde. Mais ça, c’est dans l’absolu. Car souvent les mieux classés mettent en action leur stratégie des « nulles rapides » dans les dernière rondes. Mais ce n’est pas non plus une vérité absolue. Tout dépend de la mentalité des joueurs. Certains prendront des risques jusqu’au bout. Et déjà celui de perdre pour gagner. Ils visent le premier prix ! D’autres préféreront assurer une place dans le haut du classement. C’est-à-dire annuler vite pour gravir un échelon de plus. Ce qu’ils veulent : finir sur le podium ou pas loin, mais à coup sûr dans la liste de ceux qui gagneront un prix. C’est encore plus vrai plus le niveau des opens est relevé. On joue par plaisir, mais les meilleurs qui sont souvent de Pros n’ont pas envie de faire le voyage à vide. Au vu de ce qu’annonce la météo : crise, crise, crise... Comment leur en vouloir !?
Open de l’Avenir : Le bon Roi de Robert
Un mercredi sans souci dans cet open, pas tout à fait. Et une anecdote plutôt croustillante. Elle a pour héros malgré lui « Robert de Lorraine ». D’ailleurs, ce n’est pas vraiment son titre de noblesse, c’est juste sa région d’origine. Bref Robert avait la tête ailleurs. On pouvait se dire que c’était encore l’une des victimes collatérales de cette arrivée sournoise de l’hiver. La neige qui commencerait à blanchir les plateaux du Nord, les veaux, vaches et cochons harcelés par la bise... Tout le monde en parle au Cap, n’est-ce pas, Philou !? Bref, Robert a joué une vingtaine de minutes avec deux Rois, c’est-à-dire sans sa Dame ! Vraiment la tête ailleurs... Du coup, Robert dans un sens il était plus facile à mater avec deux Rois, même si c’est à voir. Et dans l’autre, on peut toujours se demander : à vouloir jouer sans sa Dame, il ne serait pas devenu un peu macho sur les bords, Robert ?? Quoique, c’était peut-être le premier manifeste pour une variante un peu plus gaie du jeu...
Rapide du Cap : Prié en chasse
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Eric Prié (2491) |
RAS dans cet open express de huit rondes. 125 sur le papier ! Un succès. De beaux joueurs satisfaits par les conditions, la cadence, les prix mis en jeu. Les favoris Bauer (2583) et Grishchenko (2405) enfile les perles. Ils mènent le bal. Après sa défaite face à l’inattendu Barbosa, Eric Prié (2491) est en chasse : « Il faut que je gagne tout jusqu’à la fin et que Bauer se fasse accrocher. On verra bien ! » C’est clair...